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Résumé:
· Naissance à Khyam, village du Sud du Liban, en 1943
- Docteur d'Etat en Médecine, Université de Tours, France
- Spécialiste en Pédiatrie, Université de Grenoble, France
- Médecin depuis 1973
- Pédiatre (hôpital français, cabinet privé & dispensaires) et médecin contractuel avec le Ministère de la Santé
- Professeur de Pédiatrie à la Faculté de Santé Publique - Université Libanaise (U.L)
- Secrétaire Général du Conseil d’Administration du Collectif des ONG du Liban
- Membre du Conseil Supérieur de la Santé au Liban
- Membre fondateur de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur – Section Liban.
Prix et nominations:
- 2007 : Participation à la Conférence pour le dialogue inter libanais à la Celle Saint Cloud
- 2006 : Distinction du Sénat français
- 2006 : Prix du Forum Arabe
- Distinction attribuée par l’Ordre des Médecins Libanais, Beyrouth, Juin 2000
- Homme de l’année et vétéran de la culture, Mouvement Culturel d’Antélias, Liban, mars 2000.
- Chevalier de l’Ordre National du Cèdre, Liban, Président Elias el Hraoui,1998
- Chevalier de la Légion d’Honneur, Président Jacques Chirac, France, 1997
- Prix Laure et Joseph Moghaizel pour les Droits de l’Homme et la Paix Civile, décerné à l’association Amel qu’il a fondée et qu’il préside, Liban, 1998
- Ordre de Mérite du Comité Libanais pour la Paix, Liban, 1995
- Ordre de Mérite pour sa contribution à l’amélioration de la condition humaine, Comité Libanais pour la Paix, Liban
- Symbole de l’Amour et du Don, Commission Nationale de la Journée de l’Enfant, Liban, 1974
Note biographique:
C’est dans son village natal de Khyam que naît la détermination du docteur à faire des études de médecine.
Il étudie en France où il est élu secrétaire général de l’Union des étudiants libanais. Ce séjour lui permettra de comprendre la portée des droits de l’homme et de la démocratie. Il y vécut sa première expérience d’engagement, pour les droits de l’homme et le droit des peuples à l’autodétermination notamment. Plus de trente ans après, le Président de la République Française lui remettra l’une des plus importantes distinctions en le nommant chevalier de la légion d’honneur.
Une fois diplômé, il se rend au Yémen où il vit sa première expérience de médecin pédiatre volontaire. Pendant six mois, il assiste les plus démunis dans ce pays et participe à la mise en place d’un plan de soins de santé primaire.
De retour au Liban en 1973, il est engagé par l’hôpital Saint-Georges et par le Ministère de la Santé. Parallèlement, il est volontaire dans des dispensaires populaires des banlieues de Beyrouth et participe activement à la création de nouveaux dispensaires et centres médicaux.
Les événements qui frappent le Liban à partir de 1975 confirment son engagement dans l’action humanitaire. Il est médecin volontaire dans les régions soumises au blocus dans la zone du Metn-Nord et participe à la création de dispensaires. Il est nommé président du comité sanitaire de la région qui couvre notamment Bourj Hammoud, Sin el Fil et Nabba. Durant le blocus de cette région, qui dura plus d’un an, il était souvent le seul docteur et devait alors pratiquer différents types de disciplines médicales. Il travaille pendant 40 jours en étroite collaboration avec le Dr Bernard Kouchner, à l’époque président de Médecins Sans Frontières. L’expérience commune a vu la naissance d’une grande amitié entre les deux hommes.
A partir de 1977, année où il fonde l’association humanitaire Najdeh qui a pour but l’amélioration des conditions de vie des habitants des camps palestiniens du Liban, on lui donne la responsabilité de contrôler la situation médicale de Damour et des régions Sud où il installe des dispensaires et des centres médicaux. Il doit aussi contrôler la banlieue-sud de Beyrouth et du Metn-Nord.
En 1978, il participe à la création du Comité National pour les habitants de Khyam. Cette initiative est née suite à l’occupation israélienne qui a forcé les habitants à l’exode. La même année, il ouvre un dispensaire à Sfeir (banlieue-sud de Beyrouth) à l’attention des déplacés qui se sont installés dans la région.
La guerre et l’occupation mettant le Liban à feu et à sang, les 55 habitants de Khyam qui refusèrent l’exode (majoritairement les personnes âgées) furent froidement tuées par les forces d’occupation.
En 1979, il fonde l’association médico-sociale « Amel ». Avec un groupe d’amis, intellectuels et médecins, ils élaborent un programme d’aide médicale d’urgence. Un comité national de parrainage des projets d’hôpitaux Amel est mis en place. Le Premier Ministre de l’époque, Dr Salim El Hoss les soutient et assure le haut patronage du Comité.
L’association Amel qu’il préside s’investit dans une série de projets de dispensaires, de centres médicaux, d’hôpitaux de campagne, de maternités, de centres de protection maternelle et infantile et de centres de réhabilitation pour personnes atteintes de handicap physique dans les régions les plus déshéritées : banlieue-sud de Beyrouth, Bekaa et Sud Liban. Plus de 27 centres sont ainsi ouverts afin de répondre à l’objectif premier de l’association : garantir aux plus démunis l’accès au droit à la santé.
Parallèlement aux programmes sanitaires, Amel ouvre des centres de formation professionnelle à Hay el Karameh, Wadi abou j’mil (Beyrouth), Saida et Tyr (Sud) et El ain, Baalbeck et Hermel (Bekaa). En outre, 3 jardins d’enfants Amel sont créés à Chiah (Beyrouth), Baalbeck et Hermel (Bekaa).
Les événements du Liban empirent. La situation dramatique provoquée par le conflit dit civil s’accentue lorsque pendant l’été 1982, Beyrouth subit l’invasion israélienne. Un comité de Secours Médical présidé par le Ministre de la santé de l’époque est mis en place avec l’active participation du Dr Mohanna. Durant cette même période, il crée 3 hôpitaux de campagne à Beyrouth : Moussaitbeh, Haret Hreyk et Wadi abou j’mil. Ces derniers ont permis de sauver des milliers d’enfants, de blessés de guerre et de malades. Avec l’étroite collaboration du Ministère de la santé, il gère un vaste programme de collaboration médicale avec divers pays dont l’Italie, la France, les Etats-Unis, et le Koweït. Ce programme a permis à plus de 450 enfants de se rendre dans ces pays pour leur traitement médical. Par ailleurs, le docteur participe activement à un programme de réhabilitation des handicapés de guerre (prothèses) mis en place grâce au soutien des Pays-Bas et avec la coordination du Ministère de la Santé.
Il participe également à différents comités sociaux et/ou médicaux dont l’objectif était de permettre aux citoyens libanais de recouvrir leur dignité et de vivre la paix et la justice sociale.
Entre 1983 et 1984, pendant les conflits dits guerre de la montagne et de la banlieue-sud, il installe de nouveaux hôpitaux de campagne à Chiah et à Bourj el Barajneh ainsi qu’un centre d'aide d'urgence et de défense civile à Wadi abou j'mil et dans la banlieue avec le soutien d'associations comme Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, etc.
En 1986-87, il supervise la création de nouveaux centres d’aide d’urgence Amel grâce à l’étroite collaboration des comités populaires et du secteur public.
En 1989, le Liban vit une période particulièrement dramatique lors des événements dits de «guerre de libération ». Il supervise alors la création de nouveaux centres d’urgence et des groupes de défense civile. En outre, il préside la commission gouvernementale chargée de l’envoi des blessés de guerre à l’étranger. Entre 1989 et 1991, plus de 550 blessés sont évacués vers la France et le Koweït.
Entre 1992 et 1993, il participe activement à l’élaboration du Protocole franco-libanais pour la prise en charge de 100 blessés de guerre par l’hôpital Hôtel-Dieu-de-France (Beyrouth) aux frais du gouvernement français. C’est à cette même époque qu’il est élu coordinateur général des ONG’s arabes.
En 1994, il est élu Point Focal Régional et membre observateur du Comité Exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR).
Par décret présidentiel 6322, il est nommé représentant des ONG’s au sein du Conseil Supérieur de la Santé. La même année, il est chargé de gérer la question des déchets toxiques au Liban et est nommé coordinateur général du comité pour l’assainissement de l’environnement.
Entre 1994 et 1997, il représente officiellement le Liban et participe activement :
- au Sommet de Copenhague et à sa préparation ;
- à la réunion de l’Assemblée Générale des Nations Unies, tenue à New York en mars 1995et à sa préparation ;
- à la commission de suivi de la conférence des ONG’s arabes au Caire (el Shabaka qui regroupe plus de 500 ONG’s arabes) en mai 1996 et en 1997 où il est élu repésentant du Liban au sein du comité directeur que préside le Prince Tallal Ibn Abdelaziz
La période d’après guerre consacre le Dr Mohanna comme acteur pour le développement du Liban. L’association Amel entame la période de transition de l’urgence au développement et élabore dans ce sens les programmes adéquats. La situation qui prévaut dans le Sud et la Bekaa Ouest en raison de l’occupation implique néanmoins la continuation de l’action d’urgence. En 1996, il participe à la coordination de l’action des Ministères de la Santé et des Affaires Sociales ainsi que celle des ONG’s afin de faire face aux conséquences de l’agression israélienne d’avril 1996.
Durant cette même période d’après-guerre, le Dr Mohanna est deux fois candidat aux élections législatives. En outre, il était candidat privilégié au poste de Ministre de la Santé.
En 1999, l’association Amel supervise l’exécution d’un programme de gestion et de prévention des catastrophes au Liban. Il est soutenu financièrement par la Commission Européenne et implique notamment les Ministères de la Santé et des Affaires Sociales ainsi que la Croix Rouge Libanaise.
Le Dr Mohanna veille particulièrement à développer au sein d’Amel des programmes de développement sanitaire, des programmes de santé maternelle et infantile, de promotion de la santé reproductive et de prévention du Sida et des maladies sexuellement transmissibles. La Commission Européenne, notamment à travers des organisations françaises, espagnoles, anglaises et italiennes, a largement soutenu ces différents programmes.
Par ailleurs, les jeunes qui représentent un potentiel fondamental dans le développement du Liban, occupent une place et un rôle de plus en plus important au sein de l’association Amel et de ses projets. Or, comme la garantie de leur engagement actif est la formation et l’emploi, Amel a, entre autres projets ciblant la jeunesse, inauguré un centre de formation professionnelle dans la banlieue-sud avec une capacité d’accueil de 1600 élèves. Par ailleurs, l’association a mis en place un projet de développement des capacités humaines et de formation continue à Beyrouth.
En 2004, Amel a commencé à s’engager activement dans des projets d’éducation et de formation aux droits de l’homme, projets financés notamment par le gouvernement des Pays Bas et la Délégation de la Commission Européenne au Liban et qui promeut des valeurs prônées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dans les régions les moins favorisées du Liban et où l’association est active : Liban Sud, plaine de la Bekaa et banlieue-sud de Beyrouth.
En 2005, Amel lance les Initiatives pour la promotion et l’éducation aux droits de l’Homme et à la citoyenneté. Ces programmes financés par l’Union Européenne, le gouvernement des Pays Bas et l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, sont expérimentés dans la banlieue sud de Beyrouth, au Sud Liban et dans la Bekaa.
En 2006, le Dr Kamel Mohanna reçoit une distinction du Sénat français ainsi que le Prix du Forum arabe.
En 2007, il participe à la Conférence pour le dialogue inter libanais tenue à la Celle Saint –Cloud.
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